L’histoire
L’histoire de la police la plus incomprise du monde.
Naissance
Vincent Connare, designer chez Microsoft, crée la Comic Sans MS pour Microsoft Bob. Le chien Rover parlait en Times New Roman… Connare trouve ça absurde. Il s’inspire des comics (Watchmen, The Dark Knight Returns) pour créer une police informelle, amicale, lisible.

L'invasion
Intégrée à Windows 95 puis à Internet Explorer, la Comic Sans devient la police « sympa » universelle. Disponible par défaut sur tous les PC, elle est utilisée partout : écoles, commerces, administrations, faire-part, CV… Le problème : elle a été conçue pour des bulles de dialogue, pas pour du texte courant.
La révolte
Holly et David Combs lancent « Ban Comic Sans ». Le site Comic Sans Criminal « condamne » les mauvais usages. La police devient un mème, un symbole de mauvais goût typographique. Les graphistes en font un marqueur social : si tu utilises Comic Sans, tu ne comprends rien au design.
La réhabilitation (partielle)
Des études montrent que la Comic Sans est plus lisible pour certains profils dyslexiques : lettres asymétriques, pas de confusion b/d, espacement naturel. Le CERN annonce la découverte du boson de Higgs… en Comic Sans. Vincent Connare lui-même : « si tu n’aimes pas ma police, je m’en fiche. »
Aujourd'hui
Comic Neue, Comic Relief : des « successeurs » plus acceptables ont vu le jour. Mais la Comic Sans originale reste indétrônable dans le paysage urbain, administratif et numérique mondial. Et Comic Sans Frontières est là pour le documenter.